Santé, qualité de l’air et des ambiances

La consommation d’énergie n’est pas un but en soi, mais bien un moyen d’assurer confort et conditions sanitaires dans un espace clos. Pousser la sobriété ne doit pas conduire à la dégradation de nos espaces intérieurs, dans lesquels nous passons le plus clair de notre temps.

Le groupe Egis, dans le cadre des missions d’AMO HQE Exploitation ou BREEAM in USE qui lui sont confiées, se voit souvent en situation de prescrire et de produire des analyses de qualité de l’air intérieur. Par ailleurs, pour la conception d’espaces nécessitant à la maitrise de la contamination (hôpitaux, laboratoires, musée,…), les équipes sont conduites à concevoir ou modéliser des conditions fines d’ambiances et la dispersion de pollutions intérieures.

Forts de cette expertise, nous pouvons développer une méthodologie exhaustive afin de diagnostiquer, corriger et prévenir et corriger les situations de pollution des ambiances intérieures. Pour cela il convient de tenir compte et d’identifier les sources probables en éliminant progressivement les différentes options :

– sources climatiques de fond,
– sources extérieures proches (activités voisines, axes de circulation majeur…),
– source interne au bâtiment mais externe au local (local technique, réseau de ventilation,…),
– source interne au locaux (matériau, colle, enduit, mastic, toile, peinture, meubles),
– identifier les effets aggravants (zone d’accumulation, défaut de ventilation, recirculation technique, combinaison de sources,…),
– éliminer la source (ou identifier la décroissance de ses émissions),
– corriger les systèmes techniques de ventilation,
-mettre en place des moyens de contrôle et de suivi.

Les limites de la démarche sont inhérentes à la thématique :

– la qualification théorique des sources de pollution est souvent difficile,
– l’évolution temporelle des concentrations est complexe à prédire et à mesurer dans des conditions de l’ingénierie,
– la variabilité de la sensibilité aux odeurs de 1 à1000 dans la population,
– certaines molécules ont un seuil olfactif plus faible que leur limite de détection avec des protocoles usuels (produits soufrés notamment),
– les valeurs guides sont très variables et ne permettent pas toujours une prise de décision,
– les effets croisés et mécanismes biologiques, biochimiques et physiques ne sont par toujours connus ou caractérisés pour des combinaisons de plusieurs contaminants.

bien-etre

Polluants de l’air intérieur : COV, pollens, fibres, acariens, fumées,…