La définition d’un choix de parti énergétique passe nécessairement sous les fourches caudines d’une analyse financière. Encore faut-il choisir parmi les toises qui existent en la matière : CAPEX, OPEX, TRI, temps de retour, analyse de la valeur, cout global, LEC… Derrière chaque grandeur se cache une analyse différente au service de l’un ou l’autre des acteurs.

CAPEX (Capital Expenses) : montant de l’investissement.

OPEX (Operation Expenses) : cout de fonctionnement
TRI (Taux de rentabilité interne) : exprimé en %, il représente la rentabilité d’un investissement technique. Il se calcule en divisant l’économie annuelle en euro par l’investissement. Il peut être corrigé du taux d’actualisation

TRB (Temps de retour brut) : exprimé en année, à comparer avec la durée de vie de l’équipement considéré, se calcule en divisant l’investissement par l’économie annuelle.

Analyse de la valeur : grandeur qui caractérise le rendement énergétique d’un euro investi, sans considération des coûts de la maintenance. Elle s’obtient en comparant l’économie globale réalisée sur la durée de vie de l’ouvrage divisée et l’investissement nécessaire. Elle s’exprime en kWh/€.

Le coût global est une grandeur cumulative qui additionne Capex et Opex pendant la durée de vie de l’ouvrage. Dans la pratique, les coûts financiers sont exclus de l’analyse mais ils peuvent aisément y être intégrés. Il s’exprime en € constant et peut tenir compte d’une règle d’actualisation.

Le LEC (Levelized Energy Costs) est une grandeur importée du monde des producteurs d’énergie qui combine investissement, maintenance et durée de vie pour définir une valeur marchande du kwh économisé, à comparer avec le coût probable d’achat de ce même kwh.

On constate par la construction même de ces indicateurs, que certains poussent à des arbitrages favorables aux propriétaires non occupants, d’autres aux investisseurs, une dernière famille aux locataires et le cout global est probablement le meilleur indicateur pour les investisseurs- occupants. Dans les approches comparatives, l’hypothèse d’évolution des prix des énergies reste déterminante pour la bonne qualité de l’analyse et doit être partagée en amont par les parties.