Le prix de l’énergie est un sujet dont la projection dans le temps est complexe. Il dépend de trois facteurs dont les incertitudes sont multiples :

L’équilibre entre la production et la demande :
il est certain que la demande en énergie est et restera croissante dans le monde pendant encore de nombreuses années. Il est, du fait des mécanismes de marché, évident que l’impact sur les prix sera donc à la hausse. Sur certaines énergies, chaque année le volume des découvertes est inférieur au volume de production, on parle alors de Peak Oil, ce pic témoigne d’une situation d’épuisement de la ressource et augure d’une augmentation continuelle du prix de la ressource jusqu’à son épuisement.

La structure du marché :
l’énergie a souvent été un secteur « national » dont les règles de facturation obéissaient à une politique publique de l’énergie. Cela s’appelle un marché « régulé ». Dans le monde, on observe l’émergence d’acteurs nouveaux de l’énergie et une augmentation des marchés dit « dérégulés ». Ce phénomène s’accompagne souvent d’une lisibilité difficile des prix et d’évolutions à très court terme (à l’échelle de l’heure) et long terme (augmentation annuelle). En France, cette tendance est concrétisée par la loi NOME qui change le cadre du marché de l’électricité et rend complexe la projection tarifaire.

 

prix

 

Le mode de contractualisation en matière d’énergie permet, selon la nature des clients, la gamme de puissance souscrite et le type de contrat (régulé ou dérégulé), de faire varier les prix (et non les coûts) de l’énergie et exigent ainsi une véritable ingénierie des contrats. En effet, certaines énergies sont accessibles à des prix de kWh faibles, mais avec des abonnements (appelés primes fixes) élevées, pour d’autres c’est le contraire. D’ores et déjà, accompagner la conception d’une stratégie d’effacement (de lissage des consommations sur une durée plus ou moins longue), permet d’engager des économies d’énergie, non sur la consommation mais sur l’achat optimisé de cette énergie.