Piloter, instruire, accompagner les projets de rénovation urbaine

Depuis 2004, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) simplifie, accélère les procédures de financement des projets et mutualise les contributions financières de l’État, de l’Union économique et sociale pour le logement, de la Caisse des Dépôts et de la Caisse de garantie du logement locatif social au titre des bailleurs sociaux. Contributeurs multiples pour projets complexes… pour lesquels Egis dispose d’équipes pluridisciplinaires et de savoir-faire transversaux reconnus.

État a confié à l’ANRU la mise en œuvre du Plan national de rénovation urbaine (PNRU) et du Programme national de requalification des quartiers anciens (PNRQAD). L’Agence a un rôle de suivi et offre une garantie de financement pour la reconstruction des quartiers en difficulté, dans le cadre de conventions pluriannuelles. Les projets qui peuvent prétendre à un financement de l’ANRU comprennent des logements mais aussi de la voirie, des espaces publics, des établissements scolaires, des commerces, des crèches et des centres multi-activités. Ils doivent s’inscrire dans un objectif global de développement durable et de mixité sociale et font appel à tous les professionnels de l’aménagement urbain : aménageurs, bailleurs privés et publics, architectes, entreprises générales, sociétés d’ingénierie, etc. Depuis le lancement du PNRU, Egis a ainsi participé à une trentaine de projets sur tous types de mission, depuis le conseil, l’aide à la programmation, les études amont jusqu’à la maîtrise d’œuvre complète.

Un bilan globalement positif pour le PNRU
L’un des paris majeurs de ce plan était de redonner de l’attractivité à quelque 530 quartiers classés en Zone urbaine sensible (ZUS). Dix ans après, qu’en est-il vraiment? Pour le Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU (CES*), même si ce programme n’est pas une réussite à 100 %, le PNRU est un succès. Les enquêtes réalisées auprès des habitants indiquent une large satisfaction et les élus locaux, qui se sont fortement mobilisés sur ces projets, constatent une transformation du paysage urbain. Les professionnels ont adopté de nouvelles façons de travailler ensemble. Les bailleurs sociaux se sont engagés dans de nouvelles dynamiques. Seules ombres au tableau : la mixité sociale, qui n’est pas toujours au rendez-vous et la concertation qui doit susciter une meilleure adhésion des populations.

Le nouveau PNRU (NPNRU) se concentre sur 200 quartiers prioritaires
Trois axes principaux constituent le squelette du deuxième plan. L’objectif étant d’adapter l’urbanisme aux attentes et aux pratiques des habitants, les futurs projets urbains devront « mieux considérer les contextes locaux en matière d’aménagement de l’existant et de potentiels de développement ». Afin de favoriser le rééquilibrage des financements et des objectifs entre volet urbain et volet social, le NPNRU s’inscrit « dans une réforme générale de la politique de la ville ». Enfin, tous les acteurs doivent «intensifier les efforts pour développer la mixité sociale et engager une fluidification des parcours résidentiels des habitants du parc social des quartiers».
Pour y parvenir, l’ANRU et la Caisse des Dépôts ont formulé trois axes d’intervention : le renforcement de l’ingénierie de projet, l’accompagnement des acteurs de la rénovation urbaine et la mobilisation des financements les mieux adaptés. Des domaines pour lesquels Egis a des atouts à faire valoir !

* Les membres du CES de l’ANRU – issus de la société civile – proviennent d’horizons divers : l’architecture et l’urbanisme, le monde associatif et caritatif, l’Éducation nationale, l’action syndicale et l’entreprise. Riche de la diversité de ces points de vue, le CES est une force indépendante de proposition et d’évaluation auprès des ministres du Logement et de la Ville, du conseil d’administration et du directeur général de l’ANRU.

 

Benoit Juster
Directeur général Egis Conseil